Héritage(s) et patrimoine(s) bâtis

Sophie Eberhardt et Federica Appendino

Citer cet article

Référence électronique

Eberhardt, S., & Appendino, F. (2022). Héritage(s) et patrimoine(s) bâtis. Repère biblio. Mis en ligne le 20 septembre 2022, Cahiers ESPI2R, consulté le 04 octobre 2022. URL : https://www.cahiers-espi2r.fr/868

Le patrimoine ne constitue pas un bloc monolithique. Ses définitions et ses représentations sont plurielles et se construisent au gré du temps. Lié à l’origine aux structures familiales, économiques et juridiques d’une société stable (Choay, 2007), le patrimoine, notion à la fois complexe et abstraite, se définit en droit français comme « l’ensemble des biens appartenant à un individu et des obligations passives » (Capitant, 1929, p. 9), en insistant sur l’unicité du patrimoine, selon la théorie d’Aubry et Rau (Denizot, 2014). Corollairement, le patrimoine immobilier rassemble tous les biens appartenant à une personne physique (un individu) ou à une personne morale (une société). Dans l’usage commun, la notion de patrimoine recouvre « tous les biens, tous les “trésors” du passé » (Babelon & Chastel, 2004, p. 11).

De leurs côtés, les historiens et les conservateurs opèrent une distinction entre la notion d’héritage, entendue dans le sens de l’ensemble des legs du passé, et le concept de patrimoine, qui constitue la part de l’héritage sélectionnée et valorisée par une communauté. Le patrimoine se distingue ainsi de l’héritage comme la partie que l’on considère digne de conservation, de restauration et de mise en valeur (Gauthiez, 2007, p. 126). À l’échelle internationale, l’UNESCO tient compte de la conservation et de la protection de biens spécifiques et désignés dans un ensemble pour leur « valeur universelle exceptionnelle », appelés « patrimoine mondial » (UNESCO, 19721).

Depuis son émergence jusqu’à aujourd’hui, le patrimoine s’est sans cesse étendu (Heinich, 2009). Du point de vue chronologique tout d’abord : depuis les premières cathédrales, les palais et les châteaux médiévaux protégés en Europe au titre des monuments historiques au milieu du xixe siècle, les biens considérés comme patrimoine s’inscrivent désormais dans des limites de temps très larges fixées de la Préhistoire à nos jours. L’extension est également catégorielle car en France, en 2020, seuls 33 % des nouveaux édifices protégés avaient une acceptation traditionnelle (architecture militaire, manoirs et châteaux) contre 86 % des inscriptions et classements opérés en 1962 (Agnus & Zadora, 19872). L’extension prend une dimension également conceptuelle puisque de la logique d’unicum, relative à l’objet « unique », nous sommes arrivés à la logique de typicum, correspondant à l’objet « typique » et topographique. En effet, nous avons progressivement évolué de l’objet – le monument – à l’ensemble. La reconnaissance et la valorisation de sites de plus en plus vastes ont apporté une nouvelle dimension au concept de patrimoine, en le considérant aujourd’hui dans son contexte urbain, historique, politique, géographique, social et culturel. À tel point que certains observateurs caractérisent l’« inflation patrimoniale » à l’œuvre en particulier depuis les années 1980 (Heinich, 2009).

Parallèlement, les outils de protection du patrimoine architectural et urbain en France ont sans cesse été développés pour s’adapter au renouvellement de la réflexion doctrinale et théorique. Cela depuis l’établissement du premier inventaire des monuments historiques au milieu du xixe siècle et la loi sur les monuments historiques en 1913. L’entrée en vigueur de la loi pour la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque en 1930, la création des abords des monuments historiques en 1943, du secteur sauvegardé en 1962, de la zone de protection du patrimoine architectural et urbain (ZPPAU) en 1983, de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) en 1993 et, finalement, de l’aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP) en 2010, ou encore du site patrimonial remarquable (SPR) en 2016, y ont tous participé. L’articulation entre ces différents dispositifs sur le territoire s’est souvent avérée complexe, suscitant des nombreux débats quant à la gestion de cet « espace surinvesti » (Morand-Deviller, 20023) qui ont conduit à l’adoption de la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (CAP) en 2016, dans le but de moderniser et simplifier la protection du patrimoine.

Aussi considérons-nous le patrimoine comme un objet investi de valeurs spécifiques qui fondent l’histoire et la culture d’une communauté, d’une région ou d’un pays (Jan Assmann, 2010). La « mémoire culturelle » émerge, selon Jan Assmann, lorsque les « routines mimétiques » – qui touchent à l’action du quotidien – prennent le statut de « rites », c’est-à-dire acquièrent un sens au-delà de leur utilité. L’auteur ajoute que la « mémoire culturelle » inclut également les objets qui, « non contents d’être utiles,... se chargent d’un sens : symboles, icônes, représentations telles que stèles, tombeaux, temples, idoles, etc. » (Jan Assmann, 2010, p. 19). La mémoire nourrit et légitime pour une part les discours et les idéologies nationales, notamment la « fabrique de l’art national » (Passini, 2012) et la « construction du regard patrimoine » à l’échelle des régions (Eberhardt, 2015).

Dès lors, qu’il concerne l’intégrité ou une partie de l’héritage, qu’il soit individuel, partagé par une famille, par une société ou par une communauté, le patrimoine bâti est communément considéré dans sa multiplicité pour ses valeurs (historiques, économiques, culturelles, sociales, techniques, etc.) et pour sa transmission aux générations futures.

En outre, les enjeux actuels sur les plans climatique et de biodiversité, démographique, démocratique, économique et social aiguisent l’acuité du sujet. En France, l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) à l’horizon 2050 invite à réapprécier les espaces bâtis existants et leurs devenirs. Pour limiter l’étalement urbain tout en répondant aux besoins de la population, la fabrication de l’urbain intègre différentes formes de densification, et donc de transformation du bâti et du patrimoine, et de renaturation dans les villes. Les besoins de la transition écologique invitent ainsi à repenser les lois, les règlements, les concepts, les méthodes, les rôles, les liens et les pratiques des architectes, des constructeurs, des promoteurs et des aménageurs pour jeter un nouveau regard sur ces sujets (Appendino, 2017). Dans ce contexte, la possibilité du patrimoine, à l’anthropocène4, à pouvoir rendre compte de l’habitation humaine, passée, présente et à venir de la Terre est elle-même questionnée (Haeringer & Tornare, 2022). Par ailleurs, la rénovation énergétique dans l’ancien et la transformation qualitative des biens pour répondre aux attentes en matière de qualité de vie et de densification du bâti nourrissent les considérations et les pratiques en matière de préservation des héritages et patrimoines bâtis, non sans conflits et contradictions.

Ce Repère biblio invite à explorer l’héritage et le patrimoine à plusieurs égards et selon des approches pluri- et transdisciplinaires, notamment du point de vue juridique et règlementaire, culturel, géographique, urbanistique, technique et sociologique.

Les essentiels

Babelon, J.-P., & Chastel, A. (1995). La notion de patrimoine (première édition). Liana Levi.

Bandarin, F., & Van Oers, R. (2012). The Historic Urban Landscape: Managing Heritage in an Urban Century. Wiley-Blackwell.

Choay, F. (2007). L’allégorie du patrimoine (édition actualisée). Seuil.

Giovannoni, G. (1998). L’urbanisme face aux villes anciennes (traduction par J.-M. Mandosio, A. Petita et C. Tandille). Seuil. (ouvrage original publié en 1931)

Heinich, N. (2009). La fabrique du patrimoine. « De la cathédrale à la petite cuillère ». Éditions de la Maison des sciences de l’homme.

Dans cet ouvrage, la sociologue française Nathalie Heinich s’intéresse non pas au « pourquoi » (justifications) du patrimoine bâti mais au « comment » (processus). Résultat d’une enquête auprès des chercheurs du service de l’inventaire du patrimoine dans les régions françaises, l’ouvrage montre que le patrimoine, et le jugement porté sur lui, est socialement construit. Investi de représentations collectives et individuelles, le patrimoine bâti est choisi pour ses valeurs justifiant sa préservation. L’auteure documente notamment comment se construisent ces regards, comment s’opèrent les choix et sur quels discours ils se fondent.

Nora, P. (dir.). (1984). Les lieux de mémoire (volume 1 La République). Gallimard.

Nora, P. (dir.). (1986). Les lieux de mémoire (volume 2 La Nation). Gallimard.

Nora, P. (dir.). (1992). Les lieux de mémoire (volume 3 Les France). Gallimard.

Sitte, C. (1996). L’art de bâtir les villes. L’urbanisme selon les fondements artistiques (traduit par D. Wieczorek). Seuil. (ouvrage original publié en 1889)

Patrimonialisation / Patrimoine et sciences humaines et sociales

Deschepper, J. (2021). Notion en débat. Le patrimoine. Géoconfluences.

Drouin, M., Morisset, L. K., & Rautenberg, M. (dir.). (2019). Les confins du patrimoine. Presses de l’Université du Québec.

Drouin, M. (dir.). (2011). Patrimoine et patrimonialisation : du Québec et d’ailleurs. MultiMondes.

Eberhardt, S. (2015). Entre France et Allemagne, de la ville ancienne à la Neustadt de Strasbourg : la construction du regard patrimonial. [Thèse de doctorat, université Jean Moulin Lyon III/université de Strasbourg]. Scd-resnum.univ-lyon3

Eberhardt, S., & Pospíšil, M. (2021). E-P Heritage Value Assessment Method Proposed Methodology for Assessing Heritage Value of Load-Bearing Structures. International Journal of Architectural Heritage.

Gauthiez, B. (2007). Un inventaire, des inventaires. Dans Secteurs sauvegardés, ZPPAUP et PLU patrimoniaux (p. 121-126). Actes du séminaire de Chinon, 19-20 et 21 janvier 2006.

Hartog, F. (2003). Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps. Seuil.

Kaddour, R. (2013). Quand le grand ensemble devient patrimoine : Réflexions sur le devenir d’un héritage du logement social et la fabrication du patrimoine à partir de cas exemplaires en région stéphanoise. [Thèse de doctorat, université Jean Monnet - Saint-Etienne]. Tel.archives-ouvertes

Micoud, A. (2005). La patrimonialisation ou comment redire ce qui nous relie (un point de vue sociologique). Dans C. Barrère, D. Barthélemy, M. Nieddu & F.-D. Vidien (éd.), Réinventer le patrimoine. De la culture à l’économie, une nouvelle pensée du patrimoine ? (p. 81-107). L’Harmattan.

Pappalardo, M. (2014). Le centre historique de Naples : patrimonialisation contre pratiques populaires ?. Journal of Urban Research, 5.

Passini, M. (2012). La fabrique de l’art national : le nationalisme et les origines de l’histoire de l’art en France et en Allemagne, 1870-1933. Éditions de la Maison des sciences de l’homme.

Veschambre, V. (2007). Patrimoine : un objet révélateur des évolutions de la géographie et de sa place dans les sciences sociales. Annales de géographie, 656, 361-381.

Veschambre, V. (2008). Traces et mémoires urbaines. Enjeux sociaux de la patrimonialisation et de la démolition. Presses universitaires de Rennes.

Patrimoine et métropolisation

Appert, M. (2008). Ville globale versus ville patrimoniale ? Des tensions entre libéralisation de la skyline de Londres et préservation des vues historiques. Revue géographique de l’Est, 48(1-2).

Chaudoir, P. (2014). La mobilisation du référentiel patrimonial dans les grands projets urbains : les cas de la Confluence et du Carré de Soie à Lyon. Dans G. Djament-Tran, G. & P. San Marco (dir.), La métropolisation de la culture et du patrimoine (p. 203-220). Éditions du Manuscrit.

Diguet, C. (2018). L’urbanisme transitoire. Optimisation foncière ou fabrique urbaine partagée ? Institut d’aménagement et d’urbanisme.

Djament-Tran, G. (2015). L’actualisation du patrimoine face à la métropolisation. Le cas de Saint-Denis. L’Information géographique, 79(2), 41-54.

Fagnoni, É., Milhaud, O., & Reghezza-Zitt, M. (2017). Introduction : marges, marginalité, marginalisation. Bulletin de l’association de géographes français, 94(3), 349-357.

Garat, I., Gravari-Barbas, M., & Veschambre, V. (2005). Préservation du patrimoine bâti et développement durable : une tautologie ? Les cas de Nantes et Angers. Développement durable & Territoires, dossier 4.

Guinand, S. (2015). Régénérer la ville : patrimoine et politiques d’image à Porto et à Marseille. Presses universitaires de Rennes.

Jacquot, S. (2007). Enjeux publics et privés du réinvestissement des espaces historiques centraux : Une étude comparée de Gênes, Valparaiso et Liverpool. [Thèse de doctorat, université d’Angers]. Tel.archives-ouvertes.fr

Lacaze, J.-P. (2012). Les méthodes de l’urbanisme (6e édition). Presses universitaires de France.

Habiter le patrimoine

Gravari-Barbas, M. (dir.) (2005). Habiter le patrimoine : enjeux, approches, vécu. Presses universitaires de Rennes.

Cet ouvrage, coordonné par Maria Gravari-Barbas, professeure des universités et spécialiste reconnue en géographie du tourisme, questionne les modalités selon lesquelles différents groupes sociaux habitent ou (ré)investissent des lieux patrimoniaux. En s’appuyant sur des études de cas nationales et internationales, une quarantaine de chercheures en sciences humaines et sociales (géographie, sociologie, anthropologie, urbanisme, histoire) interroge la notion d’« habiter le patrimoine » en se focalisant sur des questions d’actualité, telles que la gentrification, l’identité, la ségrégation, l’innovation ou encore la normalisation. Ces contributions sont organisées selon quatre approches principales : « Sens, vécu, approches de l’habiter » ; « Stratégies d’acteurs et enjeux stratégiques et sociaux » ; « Habiter c’est aussi recevoir. Le rapport à l’altérité » ; « Habiter un lieu de production et de travail ».

Stock, M. (2006). Pratiques des lieux, modes d’habiter, régimes d’habiter : Pour une analyse trialogique des dimensions spatiales des sociétés humaines. Travaux de l’Institut de géographie de Reims, 29-30(115-118), 213-229.

Patrimoine et gentrification

Bidou-Zachariasen, C. (dir.). (2003). Retours en ville. Des processus de « gentrification » urbaine aux politiques de « revitalisation » des centres. Descartes & Cie.

Devernois, N., Muller, S., & Le Bihan, G. (2014). Gestion du patrimoine urbain et revitalisation des quartiers anciens : l’éclairage de l’expérience française. Agence française de développement.

Ce manuel élaboré par l’Agence française de développement (AFD) recense et présente les outils institutionnels, réglementaires et financiers de sauvegarde et de mise en valeur des patrimoines urbains en France. Il décrit les dispositifs en lien avec les politiques sociales, urbaines et d’habitat. Il se veut également un guide opérationnel à destination des acteurs de la ville, de l’architecture, de l’urbanisme et du patrimoine, des chercheurs et des étudiants.

Patrimoine et tourisme

Ballester, P. (2018). Barcelone face au tourisme de masse : “tourismophobie” et vivre ensemble. Téoros, 37(2).

Éither, G. (2017). Le spectacle du patrimoine. Presses de l’Université du Québec.

Fagnoni, É. (2013). La dialectique patrimoine/modernité, support de la ressource territoriale. Bulletin de l’association de géographes français, 90(2), 117-126.

Ferréol, G. (dir.). (2015). Tourisme & patrimoine. EME Editions.

Le Gallou, A. (2021). Explorer les lieux abandonnés à Détroit et à Berlin : tourisme de l’abandon et trajectoires patrimoniales. Géoconfluences.

Patrimoine mondial

Appendino, F., Giliberto, F., & Labadi, S. (2016). The Role of Environmental and Heritage Impact Assessments in Liverpool World Heritage site. Valori e Valutazioni, 17, 57–72.

Bandarin, F., Hosagrahar, J., & Albernaz, F. S. (2011). Why development needs culture. Journal of Cultural Heritage Management and Sustainable Development, 1(1), 15-25.

Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO. (2021). Textes fondamentaux de la Convention du patrimoine mondial de 1972.

Dormaels, M. (2012). Repenser les villes patrimoniales : Les paysages urbains historiques. Téoros, 31(2), 110-113.

Eberhardt, S., & Cassaz, D. (2013). Strasbourg. De la Grande-Ile à Neustadt, un patrimoine urbain exceptionnel. Lieux Dits.

Giliberto, F. & Appendino, F. (2022). Handling Change in Historic Urban Landscapes: An Analysis of Urban Heritage Conservation Approaches in Bordeaux (France), Edinburgh (UK), and Florence (Italy). Dans G. Pettenati (ed.), Landscape as Heritage: International Critical Perspectives (p. 206-230). Routledge.

ICOMOS. (2004). La liste du patrimoine mondial : Combler les lacunes un plan d’action pour le futur.

ICOMOS. (2019). L’avenir de notre passé : Engager le patrimoine culturel dans l’action pour le climat.

Galland, P., & Lisitzin, K., Oudaille-Diethardt, A., & Young, C. (2016). Le patrimoine mondial en Europe aujourd’hui. UNESCO.

Héritage architectural et transition écologique

Albert, M.-T. (ed.). (2015). Perceptions of Sustainability in Heritage Studies. De Gruyter.

Appendino, F. (2017). Défis et opportunités pour la protection du patrimoine urbain au xxie siècle : la ville historique au prisme de la durabilité. De l’expérience française au cas de Paris. [Thèse de doctorat, université Paris-Sorbonne/Politecnico di Torino].

Appendino, F., & Giliberto, F. (2018). Towards a Cultural Ecology in Urban Environments: New Challenges for Environmental Impact Assessment. In G. Mondini, A. Oppio & Stanghellini (eds.), Integrated Evaluation for the Management of Contemporary Cities. Results of SIEV 2016 (p. 211-221). Springer.

Auclair, E., & Fairclough, G. (eds.). (2015). Theory and Practice in Heritage and Sustainability.Between past and future. Routledge.

Backouche, I. (2000). La trace du fleuve. La Seine et Paris (1750-1850). Éditions de l’EHESS.

Barles, S. (2005). L’invention des déchets urbains. France : 1790-1970. Champ Vallon.

CIVVIH. (2010). The historic city, a reference model for urban sustainable development policies. CIVVIH 2010 Annual Meeting. Valetta, April 7-11.

Queneuille, M. (dir.) (2012). Patrimoine et développement durable. Actes des conférences, Bordeaux, octobre 2011-mai 2012. Confluences.

Eames, M., Dixon, T., Hunt, M., & Lannon, S. (eds.). (2017). Retrofitting Cities for Tomorrow’s World. Wiley Blackwell.

Haeringer, A.-S., & Tornare, J.-L. (dir.). (2022) Héritage et anthropocène. En finir avec le patrimoine. Arbre bleue.

Hurley, A. (1995). Environnemental Inequalities: Class, Race, and Industrial Pollution in Gary, Indiana, 1945-1980. University of North Carolina Press.

Labadi, S., & Logan, W. (eds.). (2016). Urban Heritage, Development and Sustainability. International Frameworks, National and Local Governance. Routledge.

Rodwell, D. (2007). Conservation and Sustainability in Historic Cities. Wiley Blackwell.

Ter Minassian, H. (2011). La réhabilitation thermique des bâtiments anciens à Paris : comment concilier protection du patrimoine et performance énergétique ? Cybergeo: European Journal of Geography, 536.

Teutonico, J. M., & Matero, F. (eds.) (2003). Managing Change: Sustainable Approaches to the Conservation of the Built Environment. 4th Annual US/I C O M OS International Symposium. Philadephia, 2001. The Getty Conservation Institute.

Mumford, L. (2016). Technique et civilisation (traduit par N. Cauvin et A.-L. Thomasson). Parenthèses. (ouvrage original publié en 1934)

L’originalité de l’ouvrage réside dans la capacité de l’historien américain Lewis Mumford à exposer et à analyser l’histoire technique des civilisations occidentales depuis le xe siècle au prisme de l’écologie sociale. Ainsi, l’auteur retrace l’histoire de l’évolution technologique (documentée par les historiens et les économistes) en mettant en exergue les liens entre les réalisations spécifiques de l’inventeur, de l’industriel, de l’ingénieur et le milieu social. Il expose ainsi une vision systémique de cette histoire tout en soulignant l’importance de l’utilisation du langage (des symboles) dans le processus. Visionnaire (première publication en 1934), cet ouvrage affiche également une part d’optimisme : « Ce que l’homme a créé, il peut le détruire, il peut aussi le refaire de toute autre façon. Si nous apprenons à temps cette leçon, l’homme peut être sauvé de son propre anéantissement final, au moment même où il se proclame tout-puissant. »

Versaci, A. (2016). The Evolution of Urban Heritage Concept in France, between Conservation and Rehabilitation Programs. Procedia - Social and Behavioral Sciences, 225, 3-14.

Ville de Paris. (2011). Patrimoine architectural parisien & développement durable. Journée d’étude, Paris, 12 octobre 2011.

Wright, F. L. (2013). La Ville évanescente (traduit par C. Massu). InFolio. (ouvrage original publié en 1932)

Patrimoine et mémoire

Assmann, J. (2010). La mémoire culturelle. Écriture, souvenir et imaginaire politique dans les civilisations antiques (traduit par D. Meur). Aubier. (ouvrage original publié en 2002)

Barrère, C., Busquet, G., Diaconu, A., Girard, M., & Iosa, I. (dir.) (2017). Mémoires et patrimoines : des revendications aux conflits. L’Harmattan.

Busquet, G., Levy-Vroelant, C., & Rozenholc, C. (eds.). (2014). Mémoires dominantes, mémoires dominées. La fabrique des patrimoines urbains en question. Journal of Urban Research, Special Issue, 5.

Chevalier, D. (2017). Géographie du souvenir. Ancrages spatiaux des mémoires de la Shoah. L’Harmattan.

Zanetti, T. (2018). Matérialité et spatialité d’une mémoire meurtrie. La reconnaissance mémorielle des maladies professionnelles des anciens verriers de Givors. Géographie et Cultures, 105, 31-50.

Droit du patrimoine

Code de l’urbanisme

Code de l’environnement

Code du patrimoine

Aubry, C., & Rau, C. (1961). Cours de droit civil français d’après la méthode de Zachariae (volume 2Les biens ; 6e édition) Librairie Marchal et Billard.

Audrerie, D. (2008). Le patrimoine. Éditions Sud Ouest.

Aulagnier, J., & Bertrel, J.-P. (1997). Droit du patrimoine. Lamy/Éditions du J. N. A.

Capitant, H. (1929). Introduction à l’étude du droit civil : notions générales (5e édition). A. Pédone.

Cornu, M., Férault, M.-A., & Fromageau, J. (2003). Patrimoine architectural, urbain et paysager : enjeux juridiques et dynamiques territoriales. L’Harmattan.

Del Rey, M.-J. (2006). La notion controversée de patrimoine commun. Dans Recueil Dalloz (p. 388).

Denizot, A. (2014). L’étonnant destin de la théorie du patrimoine. Revue trimestrielle de droit civil, 3, 547-566.

Grimaldi, M., & Gobert, M. et al. (2000). Le patrimoine au xxie siècle - Rapport de synthèse présenté au 96e congrès des notaires de France. Répertoire du notariat Defrénois, 13/14, 801.

Groulier, C. (2005). Quelle effectivité juridique pour le concept de patrimoine commun ? L’Actualité juridique. Droit administratif, 19, 1034-1042.

Hiez, D. (2003). Étude critique de la notion de patrimoine en droit privé actuel. LGDJ.

Leprovaux, J. (2008). La protection du patrimoine familial. Defrénois.

Planchet, P. (2009). Droit de l’urbanisme et protection du patrimoine. Le Moniteur.

Savarit, I. (1998). Le patrimoine commun de la Nation, déclaration de principe ou notion juridique à part entière ? Revue française de droit administratif, 2, 305-316.

Thomat-Raynaud, A.-L. (2007). L’unité du patrimoine : essai critique. Éditions Defrénois.

Trébulle, F.-G. (2007). La propriété à l’épreuve du patrimoine commun : le renouveau du domaine universel. Dans Études offertes au professeur Malinvaud (p. 659-685), Litec.

Zénati, F. (2003). Mise en perspective et perspectives de la théorie du patrimoine. Revue trimestrielle de droit civil, 4, 667-677.

1 UNESCO. (1972). Convention concernant la protection du patrimoine mondiale culturel et naturel.

2 Agnus, J.-M., & Zadora. E. (1987). Repères sur les monuments historiques. La Documentation française.

3 Morand-Deviller, J. (2002). L’espace surinvesti ; la prolifération des instruments de planification. Dans M. Cornu, M.-A. Férault & J. Fromageau (di

4 Définition de l’anthropocène à consulter sur Geoconfluences.

1 UNESCO. (1972). Convention concernant la protection du patrimoine mondiale culturel et naturel.

2 Agnus, J.-M., & Zadora. E. (1987). Repères sur les monuments historiques. La Documentation française.

3 Morand-Deviller, J. (2002). L’espace surinvesti ; la prolifération des instruments de planification. Dans M. Cornu, M.-A. Férault & J. Fromageau (dir.), Patrimoine architectural, urbain et paysager : enjeux juridiques et dynamiques territoriales (p. 122). L’Harmattan.

4 Définition de l’anthropocène à consulter sur Geoconfluences.

Sophie Eberhardt

Enseignante-chercheuse, laboratoire ESPI2R, Groupe ESPI

Articles du même auteur

Federica Appendino

Enseignante-chercheuse, laboratoire ESPI2R, Groupe ESPI

Articles du même auteur

CC BY-NC-ND 2.0 FR sauf pour les figures et les visuels, pour lesquels il est nécessaire d'obtenir une autorisation auprès des détenteurs des droits.