Habiter la ville touristique pendant la pandémie de Covid-19

La zone touristique spéciale de La Mariscal-Quito

María Soledad Oviedo et Víctor Llugsha

Traduit de :
Habitar la ciudad turística durante la pandemia Covid-19

Citer cet article

Référence électronique

Oviedo, M.S., & Llugsha, V. (2022). Habiter la ville touristique pendant la pandémie de Covid-19. Dans J. Blain & A.-C. Chardon (dir.), Dynamiques urbaines et résilience dans un contexte épidémique. Mis en ligne le 07 juin 2022, Cahiers ESPI2R, consulté le 30 juin 2022. URL : https://www.cahiers-espi2r.fr/797

Le tourisme est une activité socio-économique qui, à différents niveaux, génère des impacts. Ses bénéfices économiques ont conduit les villes à prendre des mesures et à mettre en place des politiques qui encouragent sa croissance. Plusieurs destinations touristiques urbaines sont ainsi confrontées à des conséquences telles que l’élitisation, la gentrification, la « touristification » et le « surtourisme ». Afin de relever les défis liés à la croissance de l’activité touristique dans la ville de Quito, la Municipalité du district métropolitain (MDMQ) a créé en 2012 les zones touristiques spéciales (ZTS) dans les territoires qui concentrent les prestataires de services liés au tourisme et aux attractions touristiques. Dans le cas de la ZTS du quartier de La Mariscal, la complexité du territoire va au-delà du développement du tourisme, puisque différentes activités économiques y coexistent, qui entrent en conflit avec la qualité de vie des habitants.

À partir du mois de mars 2020, l’offre de services touristiques à La Mariscal, tels que l’hébergement, la restauration, les débits de boisson, les divertissements, a été affectée par les restrictions imposées pour contrôler la progression de la pandémie de Covid-19 ; cela a conduit à la suspension des activités liées aux loisirs et au tourisme. Au fil du temps, la situation a entraîné la fermeture définitive de nombreux établissements, mettant en évidence la fragilité du modèle d’occupation touristique du quartier.

Par ailleurs, sur la base des lignes directrices sur la biosécurité, établies au niveau mondial pour lutter contre la pandémie, il est nécessaire de limiter la capacité des établissements et de réaliser de nouveaux investissements dans les infrastructures, ce qui générera une augmentation des coûts des services fournis. En ce sens, on cherche à déterminer si cette situation ouvrira la porte à une nouvelle élitisation du quartier, ou si les entreprises liées aux loisirs et au tourisme devront se réinventer pour ne pas disparaître, conduisant le quartier de La Mariscal à un processus de tugurización des services touristiques. La tugurización fait référence à la détérioration non seulement de l’infrastructure touristique, mais aussi de la qualité des services offerts, et à la détérioration des conditions économiques et sociales de la zone.

Méthodologie

L’analyse des informations mobilisées vise à déterminer l’impact des actions publiques et privées sur le territoire, destinées à redynamiser l’activité touristique dans la ZTS de La Mariscal. Pour cela, une analyse documentaire bibliographique transversale a été réalisée via un processus systématique et séquentiel de collecte, de sélection, de classification, d’analyse et d’évaluation du contenu du matériel utilisé comme source théoriquo-conceptuelle pour la recherche.

L’étude porte sur des faits survenus entre mars 2020 et mars 2021. En effet, au cours de cette période, plusieurs actions publiques et privées ont été mises en œuvre pour faire face à la crise déclenchée par la pandémie. Pour l’analyse hémérographique, les communiqués de presse des principaux médias de Quito, les archives publiques, les sites web et les réseaux sociaux ont été examinés. En outre, les sources statistiques municipales et les rapports de différentes institutions ont été consultés. Les informations ont été compilées selon les catégories suivantes : actions/politiques de la Municipalité de Quito ; actions/politiques du gouvernement de l’Équateur et déclarations des résidents et/ou des propriétaires d’entreprises installées dans la ZTS de La Mariscal. Une observation participante a été réalisée sur le territoire afin de vérifier les résultats des actions qui ont été mises en place pendant la pandémie. Pour éprouver les données obtenues par l’observation, des entretiens semi-directifs ont été menés avec des propriétaires d’établissements de restauration et de débit de boisson qui exploitent leur société sur le territoire étudié.

La recherche a été structurée autour de la question suivante : quels sont les impacts urbains de la pandémie de Covid-19 dans la ZTS de La Mariscal ? Bien qu’aucune hypothèse n’ait été émise, nous avons travaillé sur la base d’une prémisse dichotomique : a) La ZTS de La Mariscal sera confrontée à un processus accéléré de tugurización des services touristiques ; b) La ZTS de La Mariscal sera confrontée à un processus d’élitisation des services touristiques.

Discussion

Il est important d’aborder la question de la ville, et de ses centralités urbaines, vue à travers la charge symbolique qui la définit. Les interactions sociales, économiques, culturelles et historiques définissent la nature de chaque centralité, « c’est alors l’espace urbain qui concentre, avec le plus haut degré de densité et de diversité, les populations, les repères et symboles urbains, les usages, les flux, les échanges »1 (Beuf, 2019, p. 132), de telle sorte que la centralité joue un rôle polarisant sur le territoire (Dosso, 2005). Dans ce contexte, Quito s’est affirmée comme une ville polycentrique à la fin du xxe siècle, conséquence de facteurs tels que la tugurización du logement et l’abandon des élites de l’espace central, ainsi que la recherche de modernité générée par les ressources émergentes issues de l’exploitation pétrolière. De cette manière, les trois premières centralités ont été définies dans la ville : le centre historique (centre), le quartier de La Mariscal (nord) et le quartier de Villaflora (sud). Ces centralités sont également définies par les caractéristiques naturelles du territoire lui-même, qui, en raison de leur orographie, déterminent la forme même de la ville (Carrión & Erazo, 2012).

À l’origine, les élites quiténiennes ont construit leur logement dans le quartier de La Mariscal, puis ce dernier est progressivement devenu un espace d’attraction pour les fonctions gouvernementales, les ambassades, les organisations internationales, les banques, les restaurants et la vie nocturne (Vallejo, 2008).

Une fois entendu que le quartier de La Mariscal peut être considéré comme une centralité urbaine, il est important de se référer à la configuration de l’espace touristique qui, selon Boullon (2006), est liée à la présence et la distribution territoriale des attractions. Ces dernières sont la raison d’être de l’activité touristique, en plus des équipements et des infrastructures touristiques. Cette théorie de l’espace touristique permet d’organiser les activités du secteur en fonction de la création de produits définis et de la réalité des attractions. En ce sens, l’analyse réalisée dans le quartier de La Mariscal soulève une première question sur ce territoire, car il concentre une série de services pour le tourisme, mais pas d’attractions en tant que telles. Boullon (2006) propose une classification des zones touristiques selon la taille de leur surface. Suivant la fonction qu’exercent les espaces, La Mariscal pourrait probablement être envisagé comme un centre touristique de distribution. D’après ce concept, les touristes visitent les attractions situées dans le rayon d’influence du conglomérat urbain qui leur sert de point de base, et y reviennent pour se divertir et dormir. L’une des caractéristiques fondamentales des centres de distribution est le fait que les touristes y séjournent entre un et trois jours, l’objectif étant de visiter un maximum d’attractions à partir de ce centre, avec un temps de visite court.

En 2012, la Municipalité de Quito a émis l’ordonnance 0236 qui « établit les instruments de régulation, de contrôle et de promotion du développement de l’activité touristique dans le district métropolitain de Quito »2, en particulier des ZTS. La ZTS « se définit comme un territoire du district métropolitain de Quito qui réunit des caractéristiques et des conditions permettant de générer une politique touristique commune en raison de la présence d’attractions ou de ressources, ou de la concentration de services touristiques. L’ordonnance établit que chaque zone spéciale doit avoir son plan de gestion, qui doit contenir les plans et projets à mettre en œuvre, le budget et le calendrier d’exécution, ainsi que les critères techniques d’utilisation et d’occupation du sol, entre autres »3 (Oviedo, 2014, p. 45-46).

Cette ordonnance établit, dans son article 27, que « le territoire qui a été déclaré zone spéciale touristique constitue, pour le plan métropolitain d’occupation du sol et ses annexes, une zone soumise à une planification spéciale pour ce qui est des critères et paramètres d’aménagement et de constructibilité du sol, et surtout, en termes d’utilisation et d’occupation du sol »4 (Municipalité du district métropolitain de Quito, 2012).

En outre, l’article 28 mentionne que dans les ZTS « la principale utilisation du sol est le tourisme, sans préjudice du fait que dans ces espaces territoriaux des activités compatibles avec cette utilisation peuvent être mises en œuvre »5 (Municipalité du district métropolitain de Quito, 2012). Cette diversité d’utilisation des sols est illustrée par la figure 1.

Figura 1. Utilisations du sol dans la ZTS de La Mariscal

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Source : Municipalité du district métropolitain de Quito, 2021.

Ne doivent pas être oubliés dans l’analyse les effets sociaux négatifs que le tourisme peut provoquer dans les villes, car il est devenu une activité économique qui peut engendrer pression et inconfort chez les habitants eux-mêmes. Pour Milano (2018), la principale cause de l’imparable croissance du tourisme avant la pandémie réside dans les bénéfices économiques qu’il génère. Cependant, ce modèle de production a donné lieu à des plaintes, des manifestations et à des critiques concernant les effets pervers que l’activité touristique peut entraîner, tels que les transformations socio-spatiales dans les espaces urbains, parmi lesquelles figurent d’une part les processus de gentrification et de « touristification », et d’autre part la prolifération illégale d’hébergements touristiques, la surpopulation et l’overtourism.

Il est important de se concentrer sur deux mécanismes qui peuvent permettre de comprendre la situation que traverse le quartier de La Mariscal. D’abord, l’élitisation, comprise comme un phénomène qui peut être favorisé par le tourisme en créant des espaces de consommation, des stratégies culturelles et en illustrant la relation global/local de la restructuration urbaine (Fox Gohtam, 2005). Pour Casgrain et Janoshcka (2013), l’élitisation fait référence à une gentrification symbolique par le biais d’activités touristiques et culturelles, qui est liée à la réhabilitation du patrimoine architectural considéré comme un élément d’attraction pour les investissements touristiques. Afin de déterminer si les effets de l’élitisation représenteraient un impact négatif pour les habitants de La Mariscal après la pandémie, il faudra attendre que le secteur touristique « récupère » ; cela dépendra beaucoup des mesures de reprise d’activité, étant souhaitable que cela se fasse « à travers un modèle durable qui permet l’inclusion de la communauté locale dans les décisions prises pour promouvoir la revitalisation économique de l’espace »6 (Oviedo, Llugsha & Ocaña, 2020, p. 160).

La tugurización, ensuite, entendue comme le phénomène de précarisation urbaine qui, dans le cas des espaces liés au tourisme, comme dans le quartier de La Mariscal, concernerait des établissements offrant des produits et services touristiques de faible qualité. Llughsa et Oviedo (2020) affirment qu’à La Mariscal il y a eu une prolifération de commerces qui n’offrent pas des services de bonne qualité, ce qui a nui à l’image du quartier. « De plus, il existe une forte rotation parmi eux ; il est par conséquent difficile de maintenir les normes exigées par la réglementation actuelle qui, bien qu’elle cherche à améliorer la qualité des services afin d’attirer des touristes au pouvoir d’achat plus important, a eu l’effet inverse car elle n’est pas applicable »7 (Llugsha & Oviedo, 2020, p. 31).

Effets de la pandémie sur le tourisme à Quito

À cause de la pandémie, le secteur touristique équatorien a perdu 580 millions de dollars rien qu’entre mars et avril 2020 (Ortega, 2020). En août 2020, dans la ville de Quito, 13 % des entreprises touristiques ont fermé (Ortiz, 2021). Au sein du quartier de La Mariscal, où se concentre une importante offre de services touristiques de la ville – hébergement, restauration, divertissement – attirant la venue de visiteurs qui ne résident pas dans le quartier, le confinement, l’impossibilité de voyager et l’incertitude croissante de pouvoir le faire ont contracté drastiquement les chiffres (voir la figure 2). On estime que, dans le cas de cette ZTS, l’arrivée de visiteurs a été réduite de 82 % au cours de 2020 par rapport à 2019.

Figura 2. Arrivées de visiteurs non résidents dans les ZTS de Quito

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Source : Quito Turismo, 2021. 

L’un des secteurs les plus touchés par la diminution du nombre de visiteurs est le secteur hôtelier ; la figure 3 montre comment, au début de 2020, le taux d’occupation des hôtels (TOH) était de 62 %, pour atteindre une diminution de 13 % à la fin de l’année.

Figura 3. Taux d’occupation des hôtels de la ZTS de La Mariscal

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Source : Quito Turismo, 2021a. 

L’impossibilité de maintenir opérationnelle une entreprise liée au tourisme, ajoutée à l’approbation de la soi-disant « Loi humanitaire » émise pour gérer la pandémie pendant l’état d’urgence déclaré par le gouvernement équatorien, a ouvert la possibilité d’assouplir les licenciements des employés. La diminution de 81 % du TOH à La Mariscal est directement liée à la perte de 94 % des emplois dans le secteur hôtelier (voir la figure 4).

Figura 4. Évolution de l’emploi du secteur hôtelier dans la ZTS de La Mariscal

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Source : Quito Turismo, 2021a. 

Parmi les mesures spécifiques prises par la Municipalité de Quito pour faire face à la pandémie, on peut citer la promulgation de la résolution municipale n° A022-2021 (Alcaldía del Distrito Metropolitano de Quito, 2021), qui a supprimé temporairement les licences d’exploitation des bars et des discothèques de la ville (principale attraction du quartier). Cela a conduit ces types de commerce à se tourner vers la vente de nourriture comme option leur permettant de continuer à fonctionner. L’article 14 de la réglementation sur la vente d’aliments et de boissons en vigueur en Équateur établit plusieurs catégories en fonction de la vente des produits. Ils ont donc dû passer de la catégorie des discothèques à celle des bars8, restaurants ou cafétérias.

Afin de relancer les activités touristiques dans la ville, la Municipalité de Quito a mené des actions telles que :

  • augmenter progressivement la capacité des locaux commerciaux, des restaurants et des lieux d’événements ;

  • proposer de réduire de 80 % la taxe pour l’utilisation des terrasses, trottoirs et voies publiques par les établissements de restauration ;

  • proposer de réduire les frais de licence d’exploitation jusqu’à 50 % pour les entreprises touristiques ;

  • la piétonisation, le cyclisme et les activités de plein air ;

  • le plan pilote « La Mariscal se toma las calles »9, les 06, 24, 25 et 26 septembre 2020 (Romero, 2020).

Un autre aspect à considérer est que « ...en raison du chaos généré par les activités de divertissement, [les habitants d’origine] ont préféré louer leurs propriétés à de nouveaux habitants ayant des intérêts liés à la création d’entreprises touristiques »10 (Llugsha & Oviedo, 2020, p. 25). La population flottante qui visite La Mariscal dépasse ainsi celle des résidents du quartier de 1750 %, ce qui a attiré de nouveaux habitants, propriétaires d’établissements qui fournissent des services touristiques dans le secteur.

Au cours du travail de terrain, dix personnes qui gèrent ou possèdent ce type d’établissement ont été interrogées ; consultées sur un scénario post-Covid-19, elles ont indiqué que les principaux aspects à prendre en compte pour reprendre les activités quotidiennes dans la zone sont les suivants :

  • simplifier les règles et les règlementations pour que les entreprises puissent continuer à fonctionner ;

  • améliorer la qualité du service ;

  • mettre en œuvre de nouveaux produits et services11.

De cette manière, ils cherchent à aborder deux éléments : le retour des clients à La Mariscal et l’amélioration de la collaboration avec la Municipalité de Quito.

En outre, les problèmes historiquement associés au quartier (criminalité/insécurité) continuent à intéresser les acteurs concernés.

Compte tenu du fait que la projection de la réhabilitation du quartier a été axée sur le tourisme et la consommation, le comportement des ventes et de la clientèle des établissements de petite taille offrant des biens et des services non liés au tourisme (Parrado, 2018) a connu des variations. En ce sens, les actions menées par la Municipalité pendant la pandémie sont isolées et axées spécifiquement sur la relance du tourisme, ce qui fait que la perception des propriétaires d’entreprises non liées aux services touristiques est celle d’un abandon face aux effets de la pandémie.

Conclusions

On constate que, pendant la pandémie, les entreprises ont jugé nécessaire de changer leur fusil d’épaule et de se réinventer en recatégorisant leurs activités afin de ne pas tomber dans la limite de l’illégalité.

Par ailleurs, bien que la Municipalité de Quito n’ait mis en place que des actions ponctuelles pendant la pandémie, une nouvelle façon de concevoir l’espace public a été produite en autorisant les établissements de services touristiques à utiliser les trottoirs et en fermant les rues pour les rendre piétonnes à certaines heures de la journée.

Le quartier a subi un processus de tugurización ou de pauvreté cachée. Ce dernier sera difficile à rattraper dans un scénario post-pandémique si des investissements ne sont pas réalisés non seulement pour sauver les établissements touristiques (qui devraient être recatégorisés), mais aussi pour privilégier, à travers la récupération des espaces, la possibilité d’améliorer l’habitabilité du quartier, et également afin de contribuer à la survie des petites entreprises qui ne sont pas directement liées aux activités touristiques.

Il est clair que, dans la ZTS de La Mariscal, il existe des problèmes sous-jacents antérieurs à la pandémie, et ceux-ci doivent également être pris en compte lors de la mise en place d’actions pour faire face aux effets générés par la Covid-19. L’une d’entre elles vise à considérer le quartier comme un produit touristique, bien qu’il ne réponde pas aux caractéristiques techniques pour être estimé comme tel ; une situation qui rentre en conflit permanent avec les habitants du quartier.

Recommandations

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, les principales recommandations pour la revitalisation du tourisme urbain dans la ZET de La Mariscal sont les suivantes :

  • maintenir les mesures de biosécurité (utilisation de masques, alcool et lavage des mains), en plus de la présentation des cartes de vaccination pour entrer dans les établissements touristiques ;

  • établir une capacité restreinte dans les établissements où les foules sont fréquentes, comme les bars, les discothèques et les restaurants ;

  • définir des prolongations spéciales dans les délais d’accomplissement des obligations fiscales (impôt sur le revenu, TVA, licencia metropolitana única para el ejercicio de las actividades económicas) des établissements touristiques ;

  • accorder des crédits aux établissements touristiques pour qu’ils puissent se réinventer et recommencer à fonctionner ;

  • maintenir les activités en plein air promues par la Municipalité de Quito, qui cherchent à utiliser l’espace public comme point de rencontre entre les citoyens et l’offre de services touristiques.

En outre, certaines recommandations relatives aux problèmes antérieurs à la pandémie de Covid-19 sont évoquées, par exemple :

  • contrôler la criminalité et améliorer les niveaux de sécurité pour les habitants et les visiteurs du quartier de La Mariscal ;

  • simplifier les règles et règlementations pour les entreprises, en travaillant à leur mise à jour avec la participation des propriétaires d’entreprises ;

  • améliorer les actions de l’Agence métropolitaine de contrôle, la Municipalité étant considérée comme un organe de régulation et de sanction des prestataires de services touristiques ;

  • produire des actions incitatives telles que des campagnes de marketing et des formations par la Municipalité, car la ZTS de La Mariscal n’est pas intéressante à ce stade pour l’installation des entreprises liées au tourisme.

Les actions à moyen et long terme doivent se concentrer sur la construction d’un quartier d’activités économiques durables, intégrées à la vocation touristique de la ZTS, sans qu’elles ne détruisent le caractère résidentiel de La Mariscal.

1 Extrait original : “es entonces el espacio urbano que concentra, con el más alto grado de densidad y de diversidad, poblaciones, hitos y símbolos

2 Extrait original : “establece los instrumentos de regulación, control y promoción del desarrollo de la actividad turística en el Distrito

3 Extrait original : “se define como un territorio dentro del Distrito Metropolitano de Quito que reúne características y condiciones que permiten

4 Extrait original : “el territorio que ha sido declarado ZET constituye, para los propósitos del Plan Metropolitano de Ordenamiento Territorial y sus

5 Extrait original : “el uso principal del suelo es el turístico, sin perjuicio de que en aquellos espacios territoriales se puedan implantar

6 Extrait original : “a través de un modelo sostenible que permita la inclusión de la comunidad local en las decisiones que se tomen para favorecer la

7 Extrait original : “Adicionalmente existe entre ellos una alta rotación ; por eso se hace difícil mantener los estándares que requiere la normativa

8 La réglementation équatorienne sur la vente d’aliments et de boissons établit à l’article 14 qu’un « bar » est un « établissement où l’on consomme

9 « La Mariscal descend dans les rues ». En savoir plus : (2020, 22 septembre). La Mariscal se tomas las calles para reactivar la economía y el

10 Extrait original : “…debido al caos generado por las actividades de entretenimiento, [los habitantes originales] han preferido arrendar sus

11 L’une des personnes interrogées a souligné que le quartier ne constitue pas un endroit approprié pour poursuivre son activité, et qu’il va donc la

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1 Extrait original : “es entonces el espacio urbano que concentra, con el más alto grado de densidad y de diversidad, poblaciones, hitos y símbolos urbanos, usos, flujos, intercambios”. Traduction de l’éditeur.

2 Extrait original : “establece los instrumentos de regulación, control y promoción del desarrollo de la actividad turística en el Distrito Metropolitano de Quito”. Traduction de l’éditeur.

3 Extrait original : “se define como un territorio dentro del Distrito Metropolitano de Quito que reúne características y condiciones que permiten generar una política turística común debido a la presencia de atractivos o recursos, o a la concentración de servicios turísticos. La ordenanza establece que toda Zona Especial debe contar con su Plan de Gestión, debe contener los planes y proyectos que se piensan ejecutar, presupuesto y cronograma de ejecución, así como los criterios técnicos de uso y ocupación del suelo, entre otros”. Traduction de l’éditeur.

4 Extrait original : “el territorio que ha sido declarado ZET constituye, para los propósitos del Plan Metropolitano de Ordenamiento Territorial y sus anexos, una zona sujeta a planificación especial en lo que respecta a los criterios y parámetros para la habilitación del suelo y la edificabilidad y especialmente, en materia de uso y ocupación del suelo”. Traduction de l’éditeur.

5 Extrait original : “el uso principal del suelo es el turístico, sin perjuicio de que en aquellos espacios territoriales se puedan implantar actividades que son compatibles con tal uso”. Traduction de l’éditeur.

6 Extrait original : “a través de un modelo sostenible que permita la inclusión de la comunidad local en las decisiones que se tomen para favorecer la dinamización económica del espacio”. Traduction de l’éditeur.

7 Extrait original : “Adicionalmente existe entre ellos una alta rotación ; por eso se hace difícil mantener los estándares que requiere la normativa actual que, si bien busca mejorar la calidad de los servicios en pro de captar turistas de mayor poder adquisitivo, al ser inaplicable ha generado el efecto contrario”. Traduction par l’éditeur.

8 La réglementation équatorienne sur la vente d’aliments et de boissons établit à l’article 14 qu’un « bar » est un « établissement où l’on consomme des boissons alcoolisées et non alcoolisées, des aliments légers tels que des snacks, des sandwiches, entre autres articles similaires, dont la structure doit comporter un bar ou un comptoir où les boissons et tout ce qui est commandé par les consommateurs sont servis pour être consommés dans l’établissement. Il peut ne pas avoir de zone de danse ». C’est pour cette raison que les discothèques ont demandé une re-catégorisation, afin de pouvoir proposer une alimentation légère et ne pas avoir à fermer les établissements. Les bars ont été fermés pendant la quarantaine, les boîtes de nuit sont restées fermées pendant la majeure partie de la pandémie.

9 « La Mariscal descend dans les rues ». En savoir plus : (2020, 22 septembre). La Mariscal se tomas las calles para reactivar la economía y el turismo. Quito Informa.

10 Extrait original : “…debido al caos generado por las actividades de entretenimiento, [los habitantes originales] han preferido arrendar sus propiedades a nuevos moradores con intereses vinculados con la creación de negocios turísticos”. Traduction de l’éditeur.

11 L’une des personnes interrogées a souligné que le quartier ne constitue pas un endroit approprié pour poursuivre son activité, et qu’il va donc la délocaliser dans un autre quartier de la ville.

Figura 1. Utilisations du sol dans la ZTS de La Mariscal

Figura 1. Utilisations du sol dans la ZTS de La Mariscal

Source : Municipalité du district métropolitain de Quito, 2021.

Figura 2. Arrivées de visiteurs non résidents dans les ZTS de Quito

Figura 2. Arrivées de visiteurs non résidents dans les ZTS de Quito

Source : Quito Turismo, 2021. 

Figura 3. Taux d’occupation des hôtels de la ZTS de La Mariscal

Figura 3. Taux d’occupation des hôtels de la ZTS de La Mariscal

Source : Quito Turismo, 2021a. 

Figura 4. Évolution de l’emploi du secteur hôtelier dans la ZTS de La Mariscal

Figura 4. Évolution de l’emploi du secteur hôtelier dans la ZTS de La Mariscal

Source : Quito Turismo, 2021a. 

María Soledad Oviedo

Enseignante-chercheuse, Universidad Tecnológica Equinoccial (UTE)
Fundación Ecogestión - Équateur

Víctor Llugsha

Enseignant-chercheur, Universidad Tecnológica Equinoccial (UTE)

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