Dans cette première partie, il est essentiel de retracer l’origine de la location saisonnière pour mieux comprendre les transformations qu’elle a engendrées. En analysant les prémices de cette pratique, notamment avec l’émergence de plateformes comme Airbnb, nous pourrons appréhender comment elle a peu à peu bouleversé l’organisation urbaine, modifié les dynamiques sociales et redéfini les stratégies immobilières à Budapest. Et ce à un moment où la Hongrie et l’Europe orientale dans son ensemble font face aux conséquences du passage d’une économie dirigée au sein d’un régime qualifié de communiste et géopolitiquement lié à la Russie, à une économie de type capitaliste et postindustrielle, axée sur les services à la personne et aux entreprises, avec un essor de flux d’investissements venus des pays occidentaux. Cette exploration des racines de la location saisonnière nous permet de saisir les enjeux spécifiques liés à son expansion dans cette capitale européenne en pleine mutation.
La location saisonnière, définie en France par l’article D. 324-1 du Code du tourisme1, consiste à proposer un logement meublé pour une courte durée, généralement à la semaine ou au mois, à des voyageurs de passage qui n’y élisent pas domicile. Cette pratique est courante durant les vacances scolaires ou estivales. Elle permet aux occupants de profiter d’un hébergement temporaire sans changer de résidence principale. Cette définition moderne repose sur des fondations historiques profondes, témoignant d’une évolution influencée par des transformations socioéconomiques et technologiques, notamment l’essor du tourisme urbain et des plateformes numériques.
