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    <title>résolution spatiale</title>
    <link>https://www.cahiers-espi2r.fr/1328</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>La télédétection à très haute résolution spatiale : un outil d’aménagement du territoire pour mieux caractériser l’occupation des sols et les réseaux écologiques</title>
      <link>https://www.cahiers-espi2r.fr/1330</link>
      <description>La biodiversité est principalement menacée par les changements d’occupation des sols, qui impliquent la surexploitation des ressources, les activités agricoles ainsi que l’urbanisation. Dans un contexte d’urbanisation croissante, la compréhension des mutations d’occupation des sols et leurs impacts sur la biodiversité représente un enjeu majeur en écologie urbaine. À ce titre, la végétation urbaine et ses différentes strates sont des éléments importants du point de vue des services écosystémiques et de la biodiversité alors même qu’ils sont exclus de la mesure des espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF). À travers une approche qui combine la télédétection à très haute résolution spatiale et l’écologie du paysage, nous avons développé une méthodologie qui permet de détecter les strates de la végétation en milieu urbain pour enrichir les bases de données disponibles. À l’aide de données et de logiciels open source, nous avons réalisé une classification basée sur l’intelligence artificielle sur trois villes françaises (Poitiers, Niort et Châtellerault), où la végétation urbaine est importante, à partir d’une image mono-temporelle. Cette approche a permis d’identifier de manière fiable la végétation globale ainsi que les strates de végétation herbacée et arborée. La végétation urbaine avec et sans végétation télédétectée a été quantifiée entre les différentes cartographies puis les réseaux écologiques ont été modélisés de la même manière afin de tester l’impact de la résolution spatiale et thématique sur ces modélisations. Nos résultats montrent que la précision cartographique influence fortement les chemins des corridors modélisés mais également les indices de connectivité caractérisant leur importance au sein des réseaux écologiques. Les modélisations basées sur des représentations du territoire trop éloignées de la réalité pourraient donc mener à des conclusions erronées et à de fortes implications en termes de conservation dans les plans d’aménagement du territoire.  </description>
      <pubDate>lun., 08 janv. 2024 15:08:12 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 10 janv. 2024 20:44:24 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.cahiers-espi2r.fr/1330</guid>
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      <title>Les bases de données numériques à haute résolution et la détermination des espaces artificialisés</title>
      <link>https://www.cahiers-espi2r.fr/1325</link>
      <description>Depuis 2021, la loi fixe l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) pour 2050. Mais qu’est-ce qu’artificialiser veut dire ? Avec ses bases de données, la géographie numérique devrait donner une réponse à la question. Depuis 1990, la base CORINE Land Cover (CLC) dispose, au premier niveau de sa nomenclature, d’une catégorie « territoires artificialisés ». Sa résolution spatiale la rend pourtant difficilement mobilisable pour mesurer le phénomène, ce qui n’a pas empêché le service de la statistique du ministère de l’Environnement d’utiliser ses différents millésimes pour estimer la consommation d’espaces par l’urbain à l’équivalent de la superficie d’un département tous les 10 ans. Les chiffres devaient marquer les esprits mais n’étaient sans doute pas très justes (Bousquet et al., 2013 ; Offner, 2022). La Région Nouvelle-Aquitaine s’est dotée depuis sept ans d’une base de données adossée au protocole et à la nomenclature de CLC, mais 25 fois plus précise spatialement, et qui permet donc de mieux estimer l’artificialisation. Toutes les régions de France ne disposant pas de la base néo-aquitaine, la BD Topo, référentiel national produit par l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), est mobilisée. Elle dispose d’une couche d’infrastructures linéaires et d’une couche des bâtiments dont les précisions sont remarquables, et à partir desquelles l’artificialisation est modélisable. Nous cartographions l’artificialisation sur un même espace avec les deux bases et constatons que les résultats sont différents selon qu’ils sont établis avec une base ou une autre, une méthode ou une autre. Enfin, nous proposons de faire le lien entre population et artificialisation. La France ayant gagné 30 % de population ces cinquante dernières années, un ratio surface artificialisée/population permettrait d’évaluer le phénomène. Sans répondre définitivement à la question de l’artificialisation, nos traitements en donnent une expression plurielle qui pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponse définitive. </description>
      <pubDate>ven., 05 janv. 2024 18:39:38 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 10 janv. 2024 19:43:19 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.cahiers-espi2r.fr/1325</guid>
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